quinta-feira, 26 de setembro de 2019

Questões de democracia e de calendário

J.-M. Nobre-Correia
Dizem os francófonos, naquela que é minha outra língua, que …il y a des choses qu’on ne dit pas, mais cela va mieux en le disant. Com duas traduções possíveis : há coisas que não se dizem, mas mais vale dizê-las / sentimo-nos melhor dizendo-as !
Tenho para mim, há muitos, muitos anos, que há três instituições que não foram devidamente democratizadas depois do 25 de Abril : a Justiça (eternamente insatisfatória, lenta e conservadora), a Diplomacia (elitista, mundana e conservadora) e as Forças Armadas (tendo o 25 de Abril tido como origem um golpe militar, quem não foi saneado foi sobrevivendo entre os sobressaltos da democracia). E, pelo menos no que diz respeito à Justiça e às Forças Armadas, é manifesto que elas vivem em roda livre, longe do controlo mais elementar das instituições democráticas.
O que se está a passar atualmente com a Justiça e com as Forças Armadas é significativo. Manifestamente na (inacreditável e escandalosa) questão de Tancos, os militares implicados decidiram resolver o assunto entre camaradas de armas e não tomar em consideração a legalidade do mundo civil. Enquanto que a Justiça resolveu deixar uns dossiês com implicação de políticos para o preciso momento da campanha eleitoral, sem se esquecer de instrumentalizar média e jornalistas, como é seu hábito. Como se tais dossiês não pudessem ser trazidos para a praça pública só depois de 7 de outubro (pudesse isso embora implicar decisões sem consequências de maior).
O facto é que, temos que ter consciência disso, esta Justiça, que anda há mais de 45 anos sem ser devidamente democratizada, tem cada vez mais como imagem tutelar um tal Sérgio Moro, que não é propriamente aquilo a que poderemos chamar um exemplo de democrata. Pelo que é urgente que nos acautelemos e não permitamos que a Justiça se atribua funções que não são constitucionalmente as suas. Ao mesmo tempo que esperamos que ela assuma, com a devida eficacidade e sem as habituais delongas, aquelas que a Constituição justamente lhe confere…

quinta-feira, 5 de setembro de 2019

Portugal : le "modèle". Quel modèle ?

La droite comme l’extrême gauche annonçaient l’expérience de majorité parlementaire de gauche comme condamnée d’avance. Quatre ans après, en fin de législature, le bilan est largement satisfaisant et annonce peut-être même un avenir prometteur…

Soudain, après avoir ignoré « l’expérience portugaise » [1], l’Europe, de Madrid à Bruxelles en tout cas, se met à évoquer « le modèle portugais ». Mais est-ce qu’il s’agit vraiment d’un « modèle » ? Et en quoi consiste-t-il ?
La première chose qu’il faut savoir c’est que le « modèle portugais » n’a vraiment pas été le fruit d’une élaboration stratégique préalable. Ce fut plutôt la conséquence de deux événements malheureux. D’abord, une coalition de droite, réunissant PSD et CDS [2], qui a gouverné le pays de juin 2011 à novembre 2015, rabotant de nombreux acquis sociaux, augmentant fortement le chômage, poussant à l’émigration, remettant entre les mains d’intérêts étrangers bon nombre d’entreprises majeures du tissu économique, laissant le pays exsangue. Ensuite, un Parti socialiste qui, malgré cela, victime, il est vrai, d’un discours dominant qui annonçait la banqueroute au cas où il reviendrait au pouvoir, n’est pourtant pas parvenu à devenir majoritaire lors des élections législatives d’octobre 2015.
DES CONTRETEMPS FACE À LA TROÏKA
À ces deux événements est venu s’ajouter un contretemps : la droite, elle non plus, n’était pas parvenue à avoir la majorité à l’Assemblée de la République. Tandis que la situation était lourdement handicapante pour le PS : il était impensable de s’allier à un des partis d’une droite désormais largement haïe, tant elle avait creusé la crise sociale du pays. Situation à laquelle venait s’ajouter un souvenir traumatisant : en s’alliant à la droite pour renverser le gouvernement socialiste de José Sócrates en mars 2011, le Bloc de Gauche (BE), le Parti communiste (PCP)[3]et les Verts (PEV)[4]avaient ouvert grand les portes à un gouvernement de droite profondément marqué par une idéologie néolibérale nettement réactionnaire.
Dès lors, le soir même des élections, quand les résultats commençaient à prendre corps et qu’il est devenu manifeste que la gauche était majoritaire, le PCP en tête a fait son offre de services : le PS se trouve en situation de former le gouvernement, à moins qu’il ne le veuille pas. Proposition à laquelle le BE s’est joint très rapidement. Le « peuple de gauche » s’est mis alors à concevoir différents scénarios. Il y avait pourtant un hic de poids : le président de la République, Aníbal Cavaco Silva, bien qu’en fin de mandat, voulait absolument que la droite minoritaire (mais disposant de plus de sièges que le seul PS) forme son gouvernement. Ce qui fut fait… et immédiatement mis en minorité à l’Assemblée de la République.
Le chef de l’État a bien dû se rendre à l’évidence : ses amis politiques étaient clairement minoritaires à l’Assemblée de la République. Et malgré les manœuvres pour amener le courant de droite du PS à se joindre au PSD et au CDS, elles ont échoué. Dernier sursaut du mauvais perdant : Cavaco Silva a obligé António Costa, le secrétaire général du PS et potentiel premier ministre, à écrire noir sur blanc que son gouvernement ne mettrait pas en question les engagements du Portugal vis-à-vis de l’Union européenne et l’Otan !…
Quoi qu’il en soit, un gouvernement du seul PS (plus quelques indépendants) a pu être constitué avec l’appui d’une majorité parlementaire dont faisaient également partie le BE, le PCP et le PEV, trois partis qui avaient négocié séparément des accords avec le PS. Des accords dont on affirme aujourd’hui, en fin de législature, qu’ils ont été respectés et réalisés.
Le principe majeur sur lequel s’appuyaient ces accords consistait à faire en quelque sorte le contraire de ce que la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fond monétaire international) avait imposé au Portugal. Il s’agissait donc de démontrer que, contrairement à la doctrine régnante proclamée urbi et orbi, il y avait bel et bien une alternative aux diktats de la troïka.
FACE AUX RÉALITÉS QUOTIDIENNES DES CITOYENS
Les débuts du gouvernement ont été très difficiles, les tirs de barrage de la droite et de tous les grands médias étaient constants (y compris la radio-télévision publique dominée par la droite). Les différents au sein de la gauche venaient parfois au jour, tant était évident le fait que ses composantes étaient peu habituées à travailler ensemble. L’entrée en fonction d’un nouveau président de la République en mars 2016 a pourtant permis de calmer le jeu : fils d’un ministre de Salazar, ancien président du PSD et professeur de droit, Marcelo Rebelo de Sousa, a globalement un souci des formes sur le plan institutionnel. Et le fait qu’António Costa, le premier ministre, ait été son étudiant à l’Université facilite clairement le contact entre eux. 
Au second semestre de 2016, l’économie commence à donner des signes de rétablissement. Et l’échec tant de fois annoncé d’une majorité « impossible », nécessairement provisoire, ne semble pas à l’ordre du jour, au grand désespoir des partis de droite qui, eux, commencent à donner des signes de crise interne.
Peu à peu, le gouvernement augmente le salaire minimum, les petites pensions et fait récupérer les 13eet 14emois de salaire dans les services publics comme chez les pensionnés. L’horaire de travail dans le secteur public revient à 35 heures semaine, alors que la droite l’avait fait monter à 40. Les tribunaux qui, dans les régions de « l’intérieur » avaient été fermés par la droite, sont rouverts. Une partie des stations de la poste (privatisée par le gouvernement précédent) est rouverte dans les régions à plus faible densité démographique. Les subsides de l’État à des établissements privés dans des localités où ils étaient mis en concurrence avec des écoles publiques sont supprimés (la sélection sociale des élèves admis y étant largement pratiquée). Les livres pour l’enseignement obligatoire sont devenus gratuits. De nouveaux centres de santé familiale sont créés, atteignant à la mi-juillet le chiffre symbolique de la centième unité du genre : 97-98 % des Portugais disposent désormais d’un médecin de famille. Les prix des transports en commun dans les grandes agglomérations donnent lieu à un abonnement à un prix colossalement inférieur à ceux pratiqués précédemment (en attendant l’application du même principe dans le reste du pays). Alors qu’il avait atteint les 17 % de la population active en 2013 (et même au-delà des 25 % si l’on tenait compte du nombre très élevé de Portugais contraints à l’émigration, à des niveaux comparables à ceux des années 1960), le chômage se situait au deuxième trimestre de 2019 en 6,6 % (le plus bas depuis 2004). L’énorme flux d’émigration a très largement perdu de son importance et celui de l’immigration a repris (avec des Brésiliens, des Cap-Verdiens, des Ukrainiens… auxquels se joignent des Portugais qui reviennent au pays). L’activité économique est relancée, du fait de l’amélioration des conditions de l’investissement des entreprises. Le pays paie sa dette au FMI. Et le patronat donne le sentiment de se satisfaire du nouveau cours des choses…
L’IMPRÉVISIBLE AGITATION AU SEIN DE LA DROITE
Certes, « on n’est pas passé de l’enfer au paradis », comme le reconnait lui-même le premier ministre Costa. Et la collaboration entre partis de gauche n’a pas toujours été sans soubresauts. D’autant plus que ceux qui ne faisaient pas partie de l’exécutif tenaient absolument à s’attribuer l’exclusivité des mérites de l’action gouvernementale, tout en tenant à garder leurs positionnements tribuniciens et leur franc parler à l’égard du gouvernement. Ce qui les a parfois amenés à d’étranges rapprochements avec des mouvements revendicatifs déclenchés par des syndicats, ordres professionnels et ligues corporatistes où la présence de leaders issus de la droite, voire de l’extrême droite, étaient pourtant notoire.
C’est une des grandes nouveautés de la société portugaise actuelle : la prolifération de syndicats n’appartenant pas aux deux grandes confédérations (CGTP, où la présence du PCP est notoire, et UGT, où le PS et le PSD pèsent de tout leur poids). Des syndicats qui, au sein du monde des infirmiers ou des policiers, par exemple, ne comptent que quelques maigres centaines d’adhérents ou qui, comme chez les chauffeurs routiers, ont pour vice-président un avocat au passé douteux, qui n’a jamais été camionneur et roule en Maserati ! Alors que l’Ordre des infirmiers déclenche une grève des interventions chirurgicales dans les hôpitaux publics, grâce à des appuis financiers publiquement annoncés mais dont on ignore la provenance (l’investigation se trouvant actuellement entre les mains de la justice), les hôpitaux privés aux pratiques salariales nettement inférieures ne connaissent pas de tels mouvements.
Cela ne veut nullement dire qu’il n’y a pas de raisons justifiant des revendications sociales. La crise financière dont le Portugal vient de sortir a incontestablement imposé des restrictions de nature à permettre d’honorer les dettes du pays vis-à-vis de l’étranger. Ce qui a inévitablement eu des répercussions sur les moyens dont l’État a pu disposer pour l’investissement public dans des secteurs comme la santé, l’enseignement ou les transports.
Parallèlement à la fragmentation et droitisation (voire extrême-droitisation) du milieu syndical, on assiste à une fragmentation de la droite, avec une scission du PSD (par l’ancien premier ministre Pedro Santana Lopes) et l’apparition d’un petit nombre de partis d’extrême droite, l’échec des uns et des autres aux élections européennes de mai 2019 ne présageant pas de leurs succès futurs (ce qui est confirmé par tous les récents sondages). Il est vrai que l’extrême droite au Portugal n’a pas le même enracinement social que les autres fascismes en Europe : malgré la dictature, la police politique et la censure, la base idéologique du salazarisme est restée avant tout la doctrine de l’Église catholique la plus conservatrice, les organisations militarisées et les mouvements de masse étant avant tout des institutions sur papier, faiblement opérationnelles.
À propos de sondages, précisément, tous, absolument tous, confirment la déconfiture prochaine des deux partis traditionnels de la droite, PSD et CDS. Des mouvements internes s’étant manifestés au sein de l’un comme de l’autre, laissant prévoir de sérieuses « nuits de longs couteaux » au lendemain des élections législatives d’octobre prochain.
ANCIENNES ET NOUVELLES PERSPECTIVES
Ces mêmes sondages annoncent des résultats pour le PS qui pourraient approcher la majorité absolue, avec le double des voix du PSD, alors que le BE deviendrait la troisième formation parlementaire et que le PCP qui se maintiendrait ou s’éroderait quelque peu, tout en situant devant le CDS. Dès lors, quel sera le futur de l’actuelle majorité de gauche et de son gouvernement ? Un sondage récent dit que les électeurs sont largement favorables à une coalition du PS et du BE.
Avec la majorité parlementaire, un représentant du PCP a de nouveau siégé au sein du Conseil d’État (dont il avait été exclu). Le BE a pu avoir son représentant au Conseil d’État, à la Banque du Portugal, au Tribunal constitutionnel. Ces deux partis entreront-ils au gouvernement issu des élections du 6 octobre prochain, au cas où la gauche sortira gagnante ? Début août, un important dirigeant du BE déclarait au quotidien Públicoqu’en 2016, le PS avait interrogé le BE sur sa disponibilité pour entrer au gouvernement, mais le BE ne l’a pas souhaité. Manifestement il le souhaite maintenant, les déclarations en ce sens le laissent comprendre, mais il est à craindre qu’il adopte une attitude arrogante proche de celle de ses camarades de l’espagnol Podemos, rendant difficile toute entente avec le PS.
L’entrée du PCP dans un futur gouvernement de gauche semble déjà plus problématique, malgré des rapports de confiance bien plus fiables que ceux du BE avec le PS. Mais ses liaisons étroites avec la CGTP l’empêcheront probablement de disposer d’une marge de manœuvre pour intégrer un futur gouvernement. Tandis que la culture classique régnante au sein de son électorat a de grandes chances de l’empêcher de participer à un gouvernement « de la bourgeoisie » dans un régime « capitaliste ». Ses résultats électoraux en octobre prochain ont pourtant de grandes chances de décider de l’avenir du parti.
António Costa, actuel premier ministre et secrétaire général du PS, continue pourtant d’affirmer à la mi-juillet dans le newsmagazine Visão : « Nous sommes sortis de cette législature avec une confiance renforcée qui nous permet de penser que [l’] entente est possible » entre les quatre composantes de la gauche. Et d’ajouter : « Cela ne dépend même pas d’avoir ou de ne pas avoir une majorité absolue ».
Après avoir donné l’illusion à la gauche radicale européenne que sa « révolution des œillets » pourrait lui servir de modèle, le Portugal va-t-il, 44 ans après, ouvrir réellement les portes à un basculement de l’évolution politique de la gauche européenne, l’éloignant de ses tentations libérales d’une « troisième voie » et la remettre sur le chemin de la justice sociale ? On saura vers la fin de l’année si de nouvelles perspectives s’ouvriront réellement en cette matière…


[1]Voir à ce propos J.-M. Nobre-Correia, « Portugal : après quarante ans, le grand tournant », in Politique,Bruxelles, n° 93, janvier-février 2016, pp. 12-15 ; J.-M. Nobre-Correia, « Portugal : l’avenir ne fait que commencer », in Politique, Bruxelles, n° 94, mars-avril 2016, p. 63-64 ; J.-M. Nobre-Correia, « Portugal : une expérience inédite », in Politique, Bruxelles, n° 101, septembre 2017, p. 106-114.
[2]Le Parti social-démocrate (PSD) et le Centre démocratique social (CDS) font tous les deux partie du Parti populaire européen (PPE).
[3]Le Bloc de Gauche (BE) et le Parti communiste portugais (PCP) se retrouvent tous les deux au Parlement européen au sein de la Gauche unitaire européenne.
[4]Le Parti écologiste les Verts (PEV) se présente depuis toujours aux élections associé au PCP au sein de la Coalition démocratique unitaire (CDU). Il n’a pas de représentant au sein du Parlement européen.



Texte publié par la revue Politique, Bruxelles, n° 109, septembre 2019.

quinta-feira, 29 de agosto de 2019

A informação que temos ou não…

J.-M. Nobre-Correia
Os governos deste país não podem continuar a alhear-se das condições em que operam os média em matéria de jornalismo…
Em recente entrevista na Visão, é perguntado ao primeiro-ministro o que conta fazer em matéria de ajuda pública à imprensa. Mas António Costa esquiva a questão. Comete assim um erro na avaliação que faz implicitamente do estado da democracia e da cidadania em Portugal. Porque, em termos gerais, os cidadãos são insuficientemente informados e globalmente mal informados. Como poderá desde logo o sistema democrático funcionar de maneira satisfatória, com uma participação ativa e responsável dos cidadãos?
Portugal é o país de Europa ocidental onde se publicam menos jornais de informação geral de caráter nacional. Mas é também aquele em que as difusões são mais baixas, com uma taxa de penetração nove vezes inferior ao que é na Escandinávia, por exemplo. E a estes infortúnios vem acrescentar-se uma prática jornalística insatisfatória, vítima de redações demasiado pequenas e pouco especializadas, tanto na imprensa como no audiovisual.
Para além mesmo das consequências habituais das férias no funcionamento das redações, as últimas semanas foram particularmente ilustrativas daquilo que carateriza largamente a prática do jornalismo em Portugal. Um jornalismo que vai a reboque dos serviços de relações públicas e das assessorias de partidos, sindicatos, ordens, ligas,… De preferência se estes organismos emitirem comunicados prontos-a-publicar e os seus representantes fizerem declarações prontas-a-servir.
Basta vermos a omnipresença nestes últimos tempos, durante dias e semanas a fio, dos mesmos líderes sindicais e de ordens profissionais (para além dos habituais políticos e treinadores de futebol). E, à parte as declarações mais ou menos bombásticas deles, que sabemos nós dos seus percursos profissionais, das condições salariais e demais alcavalas de que usufruem, dos eventuais dissabores judiciários que os ameaçam? Ou das organizações de que são líderes, do número de aderentes, do funcionamento interno, dos meios de que dispõem (lembremo-nos da greve anunciada “por um ano”)? Se tudo ignorávamos, na ignorância ficámos: nenhuma investigação e documentação de fundo foi feita para sermos devidamente informados e fazermos uma opinião cautelosamente fundada.
Outro exemplo recente: o anúncio sábado de que se desenrolava em Fátima um encontro secreto com gente de diferentes proveniências. Gente cristã, globalmente conservadora, de direita radical e até mesmo de extrema direita. Com a presença do primeiro-ministro húngaro e do chefe de gabinete da Casa Branca. Quanto se sabe o que representam Viktor Orbán e Donald Trump na afirmação e expansão de políticas extremistas, tal encontro não podia ser desprovido de interesse jornalístico. Ora, nenhum média nos informou nos dias que o precederam, quando a sua organização supôs a reserva longo tempo antes de um hotel exclusivamente ocupado pelos participantes. Que forças de segurança tiveram que preparar o acolhimento das principais personalidades. E que “duas centenas de militares de diversas valências” foram mobilizadas para o efeito.
O encontro começou na quinta-feira, mas só soubemos disso no sábado pelo Sol. Mas nada mais soubemos de substancial no domingo (dia em que o encontro terminava) nem na segunda-feira. É que não houve nem conferência de imprensa, nem comunicado de imprensa! E, ao que parece, nenhum média achou por bem fazer a devida investigação e documentação sobre um assunto que terá certamente repercussões políticas a nível europeu e até mesmo internacional.
É verdade que, historicamente, os meios dirigentes deste país sempre se preocuparam pouco ou nada com a informação da população sobre os destinos da nação. Mas o que foi possível como consequência da instabilidade que caracterizou o nosso século XIX e o primeiro quartel do século XX, assim como dos repetitivos períodos de repressão do direito de informar até meados dos anos 1970, não pode justificar-se hoje. O 25 de abril de 1974 e o 1 de janeiro de 1986 marcaram a entrada de Portugal numa nova era que não nos pode dispensar uma informação jornalística à altura das necessidades de uma democracia moderna e pluralista. O governo que sairá das eleições de outubro terá pois que abordar imperativa e urgentemente o assunto!…
Professor emérito de Informação e Comunicação da Université Libre de Bruxelles, autor do livro Média, Informação e Democracia (Almedina).

Texte publicado no diário Público, Lisboa, 28 de agosto de 2019, p. 9.

segunda-feira, 5 de agosto de 2019

No caminho para o abismo

J.-M. Nobre-Correia
Portugal sempre teve uma imprensa de informação geral fraca. E vai acumulando erros de estratégias editorial e comercial…
Muitas são as razões que explicam que Portugal seja o país de Europa ocidental com a imprensa de informação geral mais pobre. Desde o preço de venda elevado até à distribuição totalmente insatisfatória. Do conteúdo quantitativamente pouco abundante e bem pouco variado. Da cobertura manifestamente insuficiente da atualidade do país e demasiado centrada na grande Lisboa. De uma atualidade internacional escassa e pouco original, baseada sobretudo em raras agências de informação e raros jornais estrangeiros (quase unicamente anglo-estado-unidenses ou espanhóis).
É claro que há também razões históricas para explicar o subdesenvolvimento. A imprensa e nomeadamente a imprensa diária apareceram mais tarde em Portugal do que em boa parte dos países europeus. Durante o século de afirmação da imprensa de informação (1830-1930), Portugal balançou regularmente entre períodos de repressão, de censura severa e de liberdade por vezes condicionada. Que durante o Estado Novo a imprensa foi largamente vítima de descrédito, sendo a censura altamente repressiva e ridiculamente caricatural. E quando pôde por fim gozar de uma real liberdade, com o 25 de Abril, já tínhamos entrado na era da televisão, sobretudo num país com uma taxa de analfabetismo elevado e um muito baixo nível cultural da população.
Para além deste contexto, nos anos que se seguiram ao 25 de Abril, a “grande” imprensa “nacional” de informação geral foi pura e simplesmente destruída. Por uma “nacionalização”, certo indireta, que a entregou a administradores quase sempre calamitosamente incompetentes. Enquanto os responsáveis pelos conteúdos, em boa parte pouco tinham de jornalistas (no sentido forte do termo) e durante anos foram antes do mais pregadores de “posições corretas” das mais variadas e variáveis posições ideológicas. Um coquetel de incompetências explosivo que inevitavelmente iriam destruir as empresas de edição, umas atrás das outras…
Mas, depois do 25 de Abril, houve também, e continua a haver, práticas que em nada têm favorecido a afirmação e a expansão da imprensa de informação geral ou da sua vizinha imprensa de informação económica. Como a que consiste em consignar um espaço fixo com uma certa periodicidade a um autor, dando-lhe inteira liberdade para escolher o tema sobre o qual escreve (quantas vezes com manifesta incompetência), o tipo de escrita adotado (e que pode até variar ao sabor dos humores e das pretensões literárias do momento) e até a ilustração que deverá acompanhar o texto.
Mais: dá-se um inconcebível direito aos “colunistas” de atacar diretamente, nominalmente, outros “colunistas” do mesmo jornal. Um incompreensível direito de, colaborador exterior ou membro da redação, criticar as posições assumidas pelo jornal e até pela direção do jornal. E um muito estranho direito de acusar até o próprio jornal de “censura” em relação a declarações que ele próprio fez noutra condição que não a de “colunista” (ignorando ou preferindo ignorar que “critérios editoriais” e “censura” são duas noções bastante diferentes), não se sentindo porém em nada obrigado a cessar a sua colaboração ou a demitir-se.
Tais práticas tipicamente portuguesas dão ao leitor o sentimento de que, no caso do jornal que comprou, se encontra perante uma “gazeta paroquial” onde os “colunistas” se guerreiam como em pátios de recreio de escola, quando não perante uma jovial contradança sem rei nem roque. Numa proliferação de posições, sob pretexto de “pluralismo”, que mais se assemelha a uma real ausência de coluna vertebral, de princípios fundamentais estruturantes do jornalismo anunciado. Impedindo desde logo aquilo que tanta falta faz aos jornais portugueses: um projeto societal, uma sensibilidade que leve os leitores a identificarem-se ou pelo menos a sentirem-se próximos do “seu” jornal. Condição essencial para que este constitua uma referência e seja o agente propulsor e irrigador de uma comunidade dinâmica de cidadãos leitores: é o caso de todos os grandes jornais europeus e é isso que tanto falta aos jornais portugueses…
Professor emérito de Informação e Comunicação da Université Libre de Bruxelles, autor do livro Média, Informação e Democracia (Almedina).
Texto publicado no diário Público, Lisboa, 1 de agosto de 2019, p. 7.

quarta-feira, 29 de maio de 2019

Uma obsessiva omnipresença

J.-M. Nobre-Correia
No pós-25 de Abril, o atual chefe de Estado concebeu informação em proveito próprio que em nada dignifica o jornalismo…
É evidente que, depois da manifesta falta de dimensão de homem de Estado do seu predecessor, o novo titular da função teria um acolhimento positivo. E como o novo eleito é um personagem caloroso e sorridente, quando o outro era cinzentonamente crispado, grande parte dos cidadãos acolheu-o naturalmente com curiosidade, simpatia e até entusiasmo.
No entanto, é notório que o atual presidente da República foi lentamente alargando o espaço da sua intervenção pública. Ultrapassando cada vez mais os limites da função e tomando repetidamente iniciativas que, nos termos da Constituição, não são da sua competência. Abuso que só a fragilidade parlamentar congénita do presente governo permite compreender que não suscite confrontações graves e seja tolerado.
Mas há um domínio em que a conceção da presidência pelo atual locatário de Belém é absolutamente assoladora: a que o leva a procurar estar quotidianamente presente nos média. E de preferência a propósito de temáticas que ele próprio escolhe e impõe aos jornalistas. De modo a que, os média e sobretudo as televisões, sejam levados a tratar estas temáticas (uma, duas, três, quatro…) em diferentes sequências das edições diárias de informação.
Visto de fora, é por demais evidente que as “expedições” do chefe de Estado perante os jornalistas, fotógrafos e demais operadores de som e de imagem são cuidadosamente anunciadas pelos serviços da Presidência. De modo a que a coorte dos profissionais dos média possa seguir fielmente, “por montes e vales”, os passos, gestos e declarações do presidente durante o tempo que lhe aprouver e for necessário.
Como a mobilização dos média é grande em termos de profissionais, de tempo e por vezes de deslocações, e, por conseguinte, de custos, a lógica habitual das redações é procurar rentabilizá-los ao máximo. Tanto mais que, no caso português, nenhum média vive sem dificuldades financeiras, o que o leva a aproveitar todas a hipóteses de “peças” para o seu conteúdo. Dando-nos direito a declarações e gestos desprovidos (quantas vezes?) de toda e qualquer significação política ou mesmo sociocultural.
Embora até tenha ganho a vida em jornais, radiojornais ou telejornais, o atual presidente da República nunca foi jornalista no sentido próprio do termo. Nem mesmo editorialista ou cronista na definição estrita destes géneros jornalísticos. Foi sobretudo um político que navegava em águas de manobra, instrumentalização e entretenimento a pretexto de “análise”. O que, em tantos anos, lhe permitiu ganhar notoriedade, inaugurando um berlusconismo-marcelista que o viria dispensar de muito do que os outros candidatos tiveram que fazer aquando das últimas eleições presidenciais. Como lhe permitiu conhecer bem o mundo dos jornalistas e das suas práticas profissionais, passando a propor-lhes o que em princípio estes apreciam como ração diária de declarações e gestos.
Agindo desta maneira, fundamentalmente egocêntrica, o presidente da República esvazia drasticamente o campo da informação. “Obrigando” as redações a destacar os meios humanos e técnicos indispensáveis para “cobrir” a atualidade do presidente, não venha a escapar-lhes algo que possa vir a ser considerado como falta profissional imperdoável. E “obrigando” as redações a “cobrirem” toda e qualquer declaração (mesmo desprovida de qualquer interesse) e todo e qualquer gesto (mesmo desprovido de significação), só porque têm por origem o presidente.
Deste modo, as redações ficam carecidas de meios humanos e técnicos para irem para “o terreno” e para se ocuparem de verdadeiros assuntos de atualidade. Da mesma maneira que as “peças” consagradas ao presidente encurtam o espaço disponível para “cobrir” outras temáticas. O que quer dizer que, mais do que nunca, o presidente está a prestar um muito mau serviço à informação e ao jornalismo em Portugal. Mas também é verdade que os média e os seus diretores editoriais são altamente culpados por uma informação umbigo-centrista que em nada dignifica o jornalismo português. Uma informação em nada comparável, na Europa ocidental, à sobriedade dos seus congéneres em relação aos próprios chefes de Estado…
Professor emérito de Informação e Comunicação da Université Libre de Bruxelles, autor do livro Média, Informação e Democracia (Almedina).



Texto publicado no diário Público, Lisboa, 27 de maio de 2019, p. 23.

sexta-feira, 10 de maio de 2019

Mon hommage à Michel Fromont

Personne qui a eu de très hautes responsabilités dans les médias belges me dit, de Bruxelles, que Le Soirn’a pas consacré un seul mot au tout récent décès de Michel Fromont.
Michel Fromont a été directeur général de La Nouvelle Gazette, d’abord, de La Meuse, ensuite, et du group Sud Presse qu’il a réé, finalement. Et c’esr en tant que directeur général de La Nouvelle Gazetteque, un des tout premiers, il z u le sentiment qu’il fallait que la presse quotidienne se diversifie vers les radios locales naissantes et a lancé RFMCharleroi en 1983, si j’ai bon souvenir (n’ayant pas ma documentation sous la main).
Avant ça, Michel Fromont a été secrétaire général de l’AGJPB, jouant le rôle que l’on imagine aisément au sein de cette association professionnelle forcément présente dans l’actualité des médias.
Michel Fromont joua surtout un rôle important et déterminant dans l’opposition frontale à l’arrivée de Robert Hersant au sein du groupe Rossel et plus particulièrement dans la presse hennuyère.
J’aimais chez Michel Fromont (dont j’ai publié un portait voici trente ans : « Michel Fromont : l’activiste de la Presse wallonne », in Trends Tendances, Bruxelles, 2 février 1989, pp. 28 et 29) l’homme chaleureux, plutôt « popu », batailleur, déterminé.
Du fond de ma province portugaise, je tiens à lui rendre ce modeste hommage que d’autres ont oublié : étonnons-nous après que beaucoup de journaux ne se vendent plus, alors même qu’ils oublient de parler de tant e tant de choses des jours qui passent !…

quarta-feira, 1 de maio de 2019

Do grau zero da “análise”

J.-M. Nobre-Correia

Miguel Sousa Tavares ou a indigência de um certo “colunismo” de “comentador” todo-o-terreno…
Estamos assim: Miguel Sousa Tavares, grande especialista em todas as matérias (política nacional, política internacional, economia, finanças, ecologia, futebol…) propôs aos leitores do Expressode sábado passado um texto em que fala nomeadamente do Alqueva sob o título “A Catalunha e Espanha” !
Para além disto, Sousa Tavares não propõe a mínima informação inédita nem a mais ténue argumentação sobre o tema anunciado pelo título. Antes se limita a alinhar insultos a “intelectuais — alguns do tipo pronto-a-vestir e pronto-a-aderir”, muitos dos quais professores universitários reconhecidos internacionalmente, que ousaram publicar no Públicode 23 de abril um manifesto assinado por 63 individualidades : “Pela democracia e pelas liberdades na Catalunha” [i]. Assim como ao “anterior chefe do Governo espanhol, Mariano Rajoy, do PP, a quem, entre outras debilidades, a inteligência não favorecia particularmente”, que aliás é também tratado de “inepto Rajoy”. Ou ao “triste personagem chamado Carles Puigdmont” que tem também direito a um “patético Puigdemont, desde então em conveniente exílio” (Sousa Tavares que nunca foi exiliado sabe evidentemente do que fala). Ou ao “nosso omnipresente Boaventura Sousa Santos” (muitíssimo menos omnipresente do que Sousa Tavares nos média portugueses, mas bem mais conhecido no estrangeiro). Ou, de certo modo, a “Pedro Sánchez, um inesperado líder do PSOE”. Enquanto, segundo Sousa Tavares, “Pablo Iglesias, foi o mais calmo e o mais vazio de todos. Aliás, o mais dececionante, a começar pela sua postura datada e gasta de esquerdista de café”, quando, consultados por uma folha madrilena chamada El País, quatro em oito “politólogos, consultores e professores” consideraram que ele tinha sido o melhor no primeiro debate televisivo entre líderes e oito que tinha sido o melhor no segundo debate (mas “alguns” destes oito deviam ser “do tipo pronto-a-vestir e pronto-a-aderir” na elegante estilística do colunista-comentador todo-o-terreno).
Sousa Tavares, especialista em tudo, que mete demasiadas vezes “a foice em seara alheia” (a terminologia é dele), e sobretudo em “seara” que ignora, deve ter-se esquecido que escreve para um semanário de referência. O que, manifestamente, lhe acontece cada vez mais, esquecendo, com efeito, que a vacuidade de uma prosa entremeada de insultos não é exatamente o que os leitores esperam como informação e argumentação da parte de um “colunista”…


[i]Manifesto de que fui um dos autores.

terça-feira, 26 de fevereiro de 2019

O descalabro anunciado

J.-M. Nobre-Correia
Sindicatos, ordens e ligas são geralmente fatores de reforço do Estado democrático. Não é isso que acontece em Portugal…
Um vento nauseabundo sopra sobre a Europa. Um após outro, os pilares fundamentais das sociedades democráticas vão-se desmoronando. De maneira estrondosa na chamada “Outra Europa”. Aquela para a qual a União Europeia quis alargar-se por pura opção anti-russa, quando boa parte desses países não partilharam uma história comum com a Europa Ocidental. Para constatarmos agora que o compreensível anti-soviétismo deles era fruto de considerações histórico-culturais e não exatamente de um real desejo de vida em democracia liberal. E os melhores exemplos de “democraturas” autoritárias são agora a Hungria e a Polónia.
Para cá da antiga “cortina de ferro”, os pilares da democracia pluralista desde o século XIX e sobretudo desde após a Segunda Guerra Mundial vacilam fortemente. Com o fim das grandes famílias políticas (e não apenas dos partidos) na Itália e na França, países que caíram num vacum pleno de incertezas, formações populistas e de extrema direita sendo cada vez mais importantes. E com uma instabilidade largamente anunciada em Espanha e mesmo na Alemanha, para não falar já de uma Grã-Bretanha a largar amarras.
Em todos estes países, o neoliberalismo thatcheriano fulgurante e as inconsideradas deslocalizações da produção industrial para regiões de mão de obra barata, provocaram o empobrecimento e a precarização das classes médias e populares. E, paralelamente, assistiu-se ao enriquecimento descomedido de meios dirigentes, puros especuladores financeiros muitas das vezes.
Observadores europeus pouco atentos afirmam há largos meses que, neste contexto geral, Portugal constitui uma exceção. Porque, caso praticamente único, é governado por um partido de esquerda “clássico”, apoiado no parlamento por duas formações de esquerda radical. Mas também porque, tendo feito opções de caráter económico a contracorrente do que então “fazia lei” na União Europeia, conseguiu resultados económicos e financeiros elogiados pela maioria das instituições internacionais especializadas.
Só que, vista de dentro, a situação é extremamente inquietante e com origens bastante diferentes do que se passa no resto da União Europeia. Porque aqui são sindicatos, ordens e ligas que, escapando às suas razões de ser históricas, desencadearam uma “canhonada” permanente dos serviços públicos e do aparelho de Estado.
Ao criarem uma instabilidade permanente que impede escolas e hospitais públicos de assumir a função social essencial que é a deles, estão de facto a provocar o seu funcionamento insatisfatório e, paralelamente, a favorecer as empresas privadas desses sectores. E quando ameaçam também impedir o funcionamento normal dos serviços fiscais e da justiça, estão manifestamente a reforçar o sonho de uma certa direita radical de entregar largamente a gestão de tais serviços a privados.
O regresso da democracia em Portugal operou-se de maneira original, por um golpe militar, a contracorrente da história recente da Europa. Também agora o enfraquecimento do Estado democrático está a ser operado por associações que só puderam ser criadas porque a democracia assim o quis. Mas enquanto, no resto da Europa, sindicatos, ordens e ligas são quase sempre fatores de reforço do Estado democrático, muitos deles estão a transformar-se em Portugal em aprendizes-coveiros da sociedade democrática. Abusando de um entendimento em que os cidadãos só têm direitos e não deveres, fazendo reivindicações gananciosas irrealistas, provocando uma instabilidade potencialmente favorável a um salazarismo “ao gosto do dia”.
Neste dealbar de um Portugal cinzentão em que grande parte dos sectores públicos de base passariam sob o controlo do sector privado (onde, repare-se, não há greves nem exigências salariais, de promoções, idade de reforma ou pensões : só o Estado é a grande “vaca leiteira” !), a direita radical e a extrema direita acederiam de novo a postos de comando. Graças aos sindicatos, ordens e ligas abastardados que temos. E graças também à irresponsabilidade de média (e sobretudo de televisões) obcecados pela procura permanente de declarações sensacionais, excessivas e caricaturais de líderes inconscientes. Líderes que, esperemos, terão um dia que responder pelo estado de descalabro em que estão a pôr o país…
Professor emérito de Informação e Comunicação da Université Libre de Bruxelles, autor do livro Média, Informação e Democracia(Almedina).

Texto publicado no diário Público, Lisboa, 26 de fevereiro de 2019, p. 7.

domingo, 24 de fevereiro de 2019

Sinal dos tempos em que vivemos

J.-M. Nobre-Correia
Homenagem, ontem, a José Afonso, por ocasião da passagem do 32° aniversário do seu falecimento. Estavam presentes umas 150 pessoas. Mas nem uma com menos de uns 50-60 anos ! Todas com uns 60, 70 ou mesmo mais de 80 anos…
As novas gerações deste país desconhecem o que José Afonso representou nos tempos do salazarismo. O que as letras de muitos dos seus cantos manifestavam como resistência à ditadura, à miséria, à repressão. O que as músicas de muitos dos seus cantos representavam como redescoberta de um formidável cancioneiro popular lamentavelmente esquecido.
Esta ausência dos jovens traduz de facto um triste sinal dos tempos em que vivemos. E um triste reflexo dos programas de média audiovisuais nacionais em que impera a música anglófona, mais umas brasileirices e as musiquinhas dos amigalhaços/as com quem se partilham copos, comezainas, festas e namoradas/os.
Média audiovisuais que soberanamente ignoram as músicas espanhola, francesa, italiana,… Músicas de países que, como Portugal, fazem parte da mesma União Europeia e que, em pé de igualdade com a música anglófona, tanto se tocavam e cantavam nos anos 1960 deste país.
Média audiovisuais que arrogantemente ignoram a riqueza extremamente diversificada da música que se toca e canta nas aldeias e nos campos recônditos deste Portugal que os pedantes alfacinhas ignoram e mesmo desconhecem…
Longa vida ao cancioneiro de José Afonso !…